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Historique


Le GDMA (Groupement de Défense contre les Maladies des Animaux) est un syndicat à vocation mutualiste créé le 10 octobre 1955, sous l’impulsion des services de l’Etat et grâce au dynamisme du Syndicalisme agricole. Il intervient alors dans un climat sanitaire très dégradé.

En effet, la Seine-Maritime est alors très touchée par la Fièvre Aphteuse, ayant concentré en 40 ans (de 1919 à 1959) 6% des foyers français (avec notamment plus de 13 000 foyers recensés en 1952). A partir de 1960, date à laquelle la vaccination et le marquage des infectés deviennent obligatoires, les actions conjointes de l’Etat et du GDMA (aides financières, aides techniques) sont à l’origine du recul de cette maladie. C’est le premier succès de ce partenariat entre les éleveurs, l’administration vétérinaire et les vétérinaires praticiens, qui conduira à l’arrêt de la vaccination au cours des années 90.

En parallèle, une nouvelle lutte se prépare, avec la mise en place de la prophylaxie obligatoire contre la tuberculose (dès 1964) qui touche alors 20% des élevages, et la brucellose au début des années 70, qui concerne 17% des élevages. Au cours des années 80, c’est la prophylaxie contre la leucose bovine enzootique qui est lancée, ainsi que celle contre la maladie d’Aujeszky en élevage porcin.
Aujourd’hui, après le succès de la prophylaxie obligatoire contre le varron qui permet de ne surveiller qu’un échantillon d’élevages tirés au sort, c’est l’IBR qui est en passe d’être éradiqué.
Parallèlement à ces programmes de lutte obligatoires, dès 1975, l’accent est mis sur la prévention de certaines maladies qui sont toujours d’actualité dans nos exploitations, comme les mammites ou les maladies néo-natales.  A l’heure actuelle, Le GDMA apporte une aide technique et financière pour aider ses adhérents à lutter contre des maladies non réglementées (voir les missions).



Fonctionnement


Le GDMA est une Association régie par la Loi du 21 mars 1884, modifiée par la loi du 12 mars 1920.

Il est constitué de deux entités en interaction :

     - Le bureau et le conseil d’administration : constitués par des éleveurs, ils ont le pouvoir décisionnel,

     - L’organisme GDMA, avec son personnel : chargé de gérer les missions déléguées par la Direction des Services Vétérinaires (DSV), d’appliquer les décisions du Conseil et du Bureau et de proposer à ces derniers de nouvelles actions.
 
Le bureau restreint comprend le Président, 2 vice-présidents,  un trésorier et un secrétaire. Cinq membres le complètent pour former le bureau complet. Chaque année, à l’issue de l’Assemblée Générale, le Bureau est désigné par le Conseil d’Administration.

Le Conseil d’Administration comporte au minimum 25 membres (48 au maximum). Ces éleveurs sont élus lors de l’Assemblée Générale parmi les délégués des sections membres de l’Assemblée Générale. Les membres sont rééligibles et renouvelables par cinquième chaque année.

Le GDMA est également représenté au niveau cantonal, avec l’élection dans chaque canton d’un Président (qui siège au Conseil d’Administration) et d’un Secrétaire (a minima). Au niveau national, le GDMA, comme l’ensemble des Groupements de Défense Sanitaire, est représenté par la Fédération Nationale des Groupements de Défense Sanitaire (FNGDS), dont le siège est situé à Paris.

La prise de décision ne nécessite pas forcément l’approbation du Conseil d’Administration et certaines actions peuvent être entreprises sur accord du seul bureau restreint.



Adhésion


En 2006, le pourcentage d’élevages bovins adhérents a atteint les 92%. 218 cheptels ovins, 32 cheptels caprins et 65 élevages de porcs adhèrent également au Groupement.

L’adhésion au GDMA se concrétise par une cotisation annuelle, fixée par le Conseil d’Administration. Pour la section bovine, elle a été fixée pour l’année 2006 à 2,05 euros par bovin présent sur l’effectif moyen de 2005.

Pour les jeunes éleveurs qui s’installent, 50% de cette cotisation sont remboursés la première année.

Cotiser au GDMA apporte certains avantages :

      - Une cotisation moins importante à l’ARICHN,

      - L’édition et l’envoi « gratuit » des ASDA (facturé à l'ASDA pour les non adhérents)

      - La gestion des prophylaxies comprise dans la cotisation ainsi que les frais de gestion (facturés aux non adhérents),

      - La gestion « gratuite » de la certification IBR (facturée aux non adhérents)

      - Et bien sûr l’accès aux aides techniques et financières proposées par le GDMA.

La cotisation ovine ou caprine est fixée à 0,53 euros par animal, et c’est l’éleveur qui déclare le nombre d’animaux cotisants.

Enfin, pour la section porcine, la cotisation varie selon l’ancienneté de l’adhésion et le type de production : 2,5 euros par animal la première année pour les naisseurs (0,7 euro les années suivantes), les naisseurs-engraisseurs (1 euro ensuite) et les sélectionneurs-multiplicateurs (la cotisation reste la même), et 0,2 euro (puis 0,1 euro) pour les post-sevreurs engraisseurs. L’éleveur doit déclarer le nombre de porcs cotisants.



Missions


Missions déléguées par l’administration :

      - ASDA
Envoi des documents sanitaires de chaque bovin à chaque éleveur, suivant naissance, achat, ou demande particulière.

      - Contrôles d’introduction
Gestion administrative des analyses à l’achat, et aides financières pour les maladies non réglementées.

      - Prophylaxies 
Gestion des prophylaxies : enregistrements, édition des documents.

     
Maladies d’élevage
     
       - IBR

· Certification : remboursement de 100% des analyses de mélange qualifiantes sur le lait et le sang.  Gestion administrative selon le cahier des charges ACERSA.

· Plan d’aide à l’assainissement : proposé en cas de contamination récente, en l’absence de facteurs de risque générés par l’éleveur.

      - BVD 

· Prévention : suivi de la circulation du BVD en élevage par la mise en œuvre d’analyses sérologiques régulières sur le lait de tank depuis octobre 2004 et sur les sangs de prophylaxie depuis l’hiver 2006-2007.

· Plan d’aide à l’assainissement : proposé en cas de suspicion de présence d’IPI dans un troupeau.

      - Paratuberculose 

· Plan d’aide à l’assainissement : proposé en cas de détection d’un ou plusieurs animaux positifs.

· Prévention : projet de mise en place d’un suivi sérologique des élevages laitiers sur le lait de tank.

Aides diverses

      - Contention 
Une aide financière est apportée.

      - Promotion de l’élevage 
Aide financière par bovin présent à un concours avec analyse. 

      - Jeunes éleveurs
50% de remise sur la cotisation les deux premières années et subvention de 50% des contrôles d’introduction la première année.

      - Constitution d’une caisse « coups durs »


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